Les objectifs

« Un homme ne va jamais plus loin que lorsqu’il ignore où il va. » – Jean Giono

Innovation Démarches

Objectifs : contribuer à

  • FAVORISER LE TOURISME, VECTEUR ESSENTIEL POUR COMBATTRE LA PAUVRETÉ

Le tourisme, dans de nombreux pays moins développés et en développement, représente l’option de développement économique durable la plus fiable, et, pour certains de ces pays, la principale source d’épargne en devises étrangères. Dans certains pays en développement, particulièrement les petites îles Etats, le tourisme peut représenter 25% du PIB.

  • DÉVELOPPER DES ACTIONS INNOVANTES basées sur les révolutions des voyages et des technologies.

Cette décision fait suite à la reconnaissance par les dirigeants mondiaux, lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), qu’un « tourisme bien conçu et bien organisé » peut contribuer au développement durable dans ses trois dimensions, à la création d’emplois et aux débouchés commerciaux.

  • PRÉSERVER DES OUTILS DE TRAVAIL AU SERVICE DE LA PAIX permettant à de nombreuses familles de bénéficier d’une vie décente, d’un pouvoir d’achat certain et d’un épanouissement personnel en facilitant les opportunités d’échanges dans le tourisme rural, pour réduire la pauvreté.
  • PROPOSER DES IDÉES DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LE TOURISME « Un milliard de touristes, un milliard de possibilités » qui tendent à gommer les inégalités, à supprimer les pénalisations, les discriminations, conformément aux Directives européennes, aux recommandations de l’OMT en facilitant l’exploitation des vastes opportunités d’affaires liées au secteur. Le Cluster est une « grappe » qui fédère les différents acteurs d’un secteur et qui les aide à s’épauler, s’entraider, se renforcer, une stratégie recommandée.
  • ENCOURAGER LES ACTEURS DU TOURISME à adhérer au Code mondial d’éthique du tourisme établi par l’OMT, comme au tourisme gastronomique, culturel…
  • PARTICIPER A LA LUTTE CONTRE L’EXPLOITATION DES ENFANTS ET CELLE DU TOURISME SEXUEL
  • RENFORCER LES INITIATIVES POUR LE TOURISME ACCESSIBLE, un droit et une opportunité commerciale.
  • ENCOURAGER LES PARTENARIATS PUBLIC–PRIVÉ dans le domaine des infrastructures, du développement des produits et du marketing, comme la coopération régionale.
  • PROMOUVOIR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN AFRIQUE EN PARTAGEANT DES INTÉRÊTS COMMUNS en facilitant les contacts, l’échange de données d’expérience et favoriser les possibilités d’affaires et l’investissement. « Le continent africain offre d’innombrables possibilités dans de nombreux domaines, mais surtout dans le secteur du tourisme. » 
  • ASSURER DES VOYAGES SÛRS ET FLUIDES, étendre les possibilités offertes par les technologies et accélérer le passage à un tourisme plus durable sont les priorités pour le secteur.
  • AMÉLIORER LE TOURISME D’ACHAT un des ressorts les plus utilisés pour la promotion des destinations et considérer comme un facteur très important pour les voyageurs au moment de choisir et de préparer leur voyage. Ce dernier est intimement lié au tourisme urbain, lequel représente 58 % du total.
  • DEVELOPPER LES NOUVEAUX CRÉNEAUX PORTEURS QUI SONT LES ACTIVITÉS SPORTIVES ET D’AVENTURE, AINSI QUE LES PLAISIRS DE LA MONTAGNE. « le tourisme d’aventure et de montagne s’est imposé comme un segment de pointe et ouvre de nombreuses perspectives pour les destinations, ce qui traduit bien l’importance de diversifier l’offre ». « Le tourisme d’achats se double d’une dimension supplémentaire, celle des expériences d’achat local ou dans de petits commerces. Celui-ci intéresserait beaucoup plus les voyageurs que les enseignes des grandes marques internationales »
  • RÉPONDRE À L’IDÉAL TANT COMMUNAUTAIRE QUE DE CELUI DE L’ONU

« Le fait que l’ONU ait proclamé 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement représente une opportunité unique d’accroître la contribution du secteur du tourisme aux trois piliers de la durabilité, l’économique, le social et l’environnemental, tout en attirant l’attention sur les véritables dimensions d’un secteur qui est souvent sous-évalué » a affirmé le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai.

Les Nations Unies proclament 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement

Évolution actuelle et prévisions

  • Les arrivées de touristes internationaux ont augmenté de 4,3% en 2014 pour atteindre les 1,133 milliard;
  • Le tourisme international en 2014 a généré des recettes d’exportation de 1.500 milliards de dollars É.-U.
  • L’OMT prévoit une croissance des arrivées de touristes internationaux comprise entre 3% et 4% en 2015.
  • Le tourisme offre quelques 250 millions d’emplois, soit plus d’un emploi sur 12 dans le monde entier.
  • Le tourisme représente 45 % des exportations de services des pays les moins avancés, et est un moteur essentiel de création d’emplois pour nombre des populations les plus vulnérables du monde.

Les caractéristiques du tourisme

Il existe plusieurs caractéristiques du tourisme en tant qu’activité particulièrement bénéfique pour les pays à faibles revenus et leurs communautés les plus pauvres. Ceci inclut :

  • Ses atouts particuliers. Le tourisme donne une grande valeur à des particularités communes aux pays en développement, telles que le climat chaleureux, le patrimoine culturel riche, les paysages envoûtants, et l’abondante biodiversité. Ces traits forts sont particulièrement apparents dans les zones rurales, à l’avantage du tourisme et, en revanche, au désavantage de la plupart des autres secteurs économiques.
  • Son accessibilité aux pauvres. Le tourisme est un secteur de main-d’œuvre relativement important, formé traditionnellement par des petites et micro entreprises. De nombreuses activités touristiques sont particulièrement vouées aux femmes, aux jeunes et aux groupes de populations marginales telles que les minorités ethniques. Plusieurs emplois touristiques sont facilement accessibles aux pauvres car ils requièrent de faibles capacités et de petits investissements. Certains emplois peuvent être à temps partiel et servir ainsi de revenus complémentaires à d’autres activités.
  • Son interaction.  Les différents critères et actions définissant le produit touristique sont tellement nombreux, à l’intérieur d’une chaîne d’approvisionnement large et diversifiée, que les dépenses des touristes bénéficient à un large éventail de secteurs tels que l’agriculture, l’artisanat, les transports et autres activités. A leur tour, les employés de ces secteurs, dont les revenus sont assurés grâce au tourisme, bénéficient à d’autres secteurs économiques (il s’agit d’un effet multiplicateur).
  • Ses liens entre les consommateurs et les producteurs. Le tourisme est une activité qui met en contact le consommateur avec le producteur. L’interaction entre les touristes et les communautés défavorisées peut fournir des bénéfices intangibles et pratiques. Les valeurs culturelles, environnementales et économiques favorisent la prise de conscience croissante des enjeux dont la stimulation des investissements locaux en matière d’infrastructures.

Il existe néanmoins des aspects négatifs du tourisme qui, s’agissant de la réduction de la pauvreté, requièrent une attention particulière.

Les principaux sont les suivants :

  • Imprévisibilités et fluctuations de la demande. Le tourisme est très sensible aux événements économiques, environnementaux, et sociopolitiques qui influent sur la disposition des touristes aux voyages. Les pauvres sont très vulnérables à la baisse soudaine de la demande car ils ne possèdent ni assurances ni sécurité sociale. Cependant la demande touristique remonte rapidement dès le changement favorable des événements.
  • La nature saisonnière de la demande, caractérisée par des pointes d’activités. Ceci requiert une bonne intégration entre le tourisme et les autres activités économiques dans le but de fournir un moyen de subsistance suffisant tout au long de l’année.
  • L’impact sur les ressources vitales. Ceci inclut l’eau, la terre, l’alimentation, les sources d’énergie et la biodiversité. Leur usage par les pauvres peut être mis en danger par une surconsommation des touristes. La dégradation des aspects culturels et la perturbation des structures sociales sont des menaces parallèles. Les questions sur la réduction des ressources et la dégradation environnementale sont tout aussi importantes à l’échelle mondiale que locale, qui incluent les effets du tourisme à long terme sur le changement climatique et sur l’impact des mesures pour mitiger et adapter les modes de voyage.
  • Faibles liens avec les pauvres. La nature des investissements touristiques et le manque d’engagement de la part des pauvres peuvent causer une fuite des touristes, donc de leurs dépenses, vers d’autres destinations. Les revenus générés ne bénéficieront donc pas aux pauvres mais aux segments de la société les mieux qualifiés et les plus riches.

Afin de contribuer de manière significative à la réduction de la pauvreté, il est essentiel d’étudier les différents courants touristiques dont deux d’entre eux requièrent une attention particulière :

  • Engager le secteur privé, à travers des opérations et des investissements significatifs, et par le biais de petites et micro entreprises, grâce auxquels les ressources économiques liées au tourisme seront créées et distribuées. Ces opérations devront être complétées par des mesures générant plus de bénéfices pour les pauvres telles que les politiques de l’emploi, les liens entre l’implantation d’activités touristiques et les produits locaux, ainsi qu’une plus grande concurrence.
  • S’assurer que les destinations touristiques soient concurrentielles et durables, en étudiant les problèmes de gestion des ressources et la relation entre le tourisme et les autres secteurs de l’économie.

Cette approche devra être complétée par des séances de travail avec les communautés locales afin de leur faire comprendre quels sont leurs besoins et comment créer des opportunités accessibles. Ceci doit cependant rester lié à un contexte touristique plus large et au marché.

Document à consulter : Objectifs du millénaire (OMT)